La qualité de l'eau en nitrates

Dernière mise à jour le 24/10/2017

Les nitrates sont des composants azotés présents naturellement dans tous les écosystèmes. Ils entrent aussi dans la composition des engrais chimiques et naturels (fumiers) et sont rejetés par les activités humaines. Ils peuvent être source de pollution pour l'eau au-delà d'un certain seuil.

Les objectifs

Au-delà des objectifs de bon état fixés pour les différentes masses d’eau, par la directive cadre sur l’eau et par le SDAGE Loire-Bretagne, et dans le cadre du principe de non-dégradation, la commission locale de l’eau a défini pour les nitrates :

  • un objectif de 50 mg/L à respecter 100% du temps en 2015 
  • un objectif de 25 mg/L à respecter 90% du temps en 2021.

Respect des objectifs en 2016

En 2016, sur les 10 points nodaux où le suivi des nitrates est régulier :

  • 8 stations ont respecté l'objectif 25 mg/L,
  • 2 stations n'ont pas respecté l'objectif 25 mg/L (La Petite Maine à St-Georges-de-Montaigu et l'Ouin à Mauléon),
  • toutes les stations ont respecté l'objectif 50 mg/L.

Sur l'ensemble des stations suivies en 2016 (68 stations) :

  •  47 stations ont respecté l'objectif 25 mg/L (soit 69 %),
  •  18 stations n'ayant pas respecté l'objectif 25 mg/L ont tout de même respecté l'objectif 50 mg/L (aucun dépassement du seuil de 50 mg/L) (soit 26 %),
  •  3 stations n'ont pas respecté l'objectif 50 mg/L (au moins 1 dépassement de ce seuil au cours de l'année (soit 4 %), il s'agit des stations de l'Osée à St-Hilaire-de-Loulay, de l'Osée à Remouillé et du Maingot à Cugand.

70% des stations
respectent l'objectif nitrates 25 mg/L en 2016

La carte ci-dessous présente pour chaque station le résultat obtenu pour l'année 2016 : respect des objectifs (pastille verte) ou non respect (pastille orange ou rouge).

En cliquant sur une station, vous pouvez afficher l'évolution depuis 2000 pour chaque objectif.

Autres indicateurs :

L'évolution depuis 20 ans

Le graphique ci-dessous représente la part des prélèvements dépassant ou non le seuil de 25 mg/L sur l'ensemble du bassin de la Sèvre Nantaise, de 1995 à 2016.

En 2016, 10% des prélèvements dépassent les 25 mg/L de nitrates (0.6 % des prélèvements dépassent les 50 mg/L).

Autres indicateurs :

Le suivi par station

Le graphique ci-dessous présente les concentrations de polluant mesurées au cours du temps sur un point de suivi. Vous pouvez modifier le point de suivi en sélectionnant une autre station dans la liste déroulante.


Origine des nitrates

Les flux de nitrates ont lieu à 90 % en périodes de hautes eaux et sont liés à l'agriculture. Ils proviennent d'une mauvaise gestion de la fertilisation qui occasionne des excédents, lessivés en hiver par les pluies (SAGE Sèvre Nantaise 2005).

Les nitrates lessivés atteignent les nappes d’eau souterraines par infiltration et contribuent à leur pollution de manière « retardée » par additions successives.

Effets

Dans l'eau superficielle, les nitrates sont essentiels aux végétaux, mais peuvent devenir toxiques pour les plantes, les animaux et la santé humaine s'ils sont trop abondants et perturber la production d’eau potable.

Par ailleurs, ils contribuent avec les phosphates à modifier l’équilibre biologique des milieux aquatiques en provoquant des phénomènes d’eutrophisation.

Dans l’eau souterraine, ils gênent la production d’eau potable.

Les nitrates, sous l’action des bactéries contenues dans l’eau ou dans le système digestif de l’homme, se transforment en nitrites. Les nitrites sont toxiques et empêchent le transport de l’oxygène vers les tissus du corps humain et des mammifères. La conversion des nitrates en nitrites est proportionnelle à la dose de nitrates ingérée mais également à l'activité microbienne, généralement plus importante chez les nourrissons qui sont donc plus sensibles à cette pollution. (Étude des concentrations toxiques de nitrite dans les cours d'eau d'un bassin versant agricole, INRS 2009).

La concentration maximale admissible fixée par la réglementation est de 50 mg par litre d'eau. La consommation d'une eau présentant une concentration supérieure à la norme, et inférieure à 100 mg par litre est considérée comme temporairement acceptable, sauf pour les nourrissons et les femmes enceintes ou allaitantes. Au-delà de 100 mg par litre, l'eau ne doit pas être consommée.

Zoom sur...

L'eutrophisation

C’est l’augmentation de substances nutritives dans l’eau, essentiellement le phosphore, l’azote (nitrates et autres formes d'azote...) et le carbone organique. Conjuguée à une augmentation de la température des eaux, à de bonnes conditions de luminosité (période estivale) et à la diminution de la turbulence du courant, elle est responsable d’un développement accéléré d’algues et de microorganismes.

Le phénomène est accentué par la stagnation des eaux qui se réchauffent et concentrent les polluants, notamment au niveau des ouvrages hydrauliques et dans les plans d’eau.

Cette prolifération d’algues favorise le développement de pathogènes en empêchant les U.V. au pouvoir désinfectant de pénétrer, dégradant ainsi la qualité de l’eau (odeur, saveur, couleur, toxicité…) et gênant la production d’eau potable. Certaines de ces algues qui prolifèrent sont toxiques pour l’homme et peuvent rendre impossible la baignade et les loisirs nautiques.

La décomposition de ces algues entraîne une production de matières organiques qui accélère l’envasement et provoque une consommation excessive d'oxygène, asphyxiant le milieu aquatique et réduisant fortement le nombre d'espèces qui s'y trouve et dégradant ainsi l’état écologique.

Actions pour la reconquête de la qualité de l'eau

Retrouvez sur la page Les actions / Améliorer la qualité de l'eau, l'ensemble des actions de reconquête de l'eau.