MAEC (Mesure Agro-Environnementale et Climatique) : bilan de 4 années de campagne d'engagement
06/10/2026
EPTB Sèvre Nantaise
Pour répondre aux enjeux "qualité de l'eau" et "biodiversité" dont fait l'objet le bassin versant du Longeron, des MAEC (Mesures Agro-Environnementales et Climatiques) sont proposées depuis 10 ans sur ce territoire. En 2023, de nouveaux cahiers des charges sont proposés dans le cadre de la nouvelle PAC (Politique Agricole Commune) 2023-2027. Nous vous présentons un bilan de quatre années de campagne d'engagement.
La mise en œuvre de MAEC à enjeu eau sur le bassin versant du Longeron
Les MAEC (Mesure Agro-Environnementale et Climatique) constituent un des outils majeurs du second pilier de la Politique Agricole Commune (PAC) :
- maintenir les pratiques favorables là où il existe un risque de disparition ou d’évolution vers des pratiques moins vertueuses,
- accompagner le changement de pratiques agricoles afin de répondre à des pressions environnementales identifiées à l’échelle du territoire.
Elles ont pour principal objectif de soutenir l’agriculteur à intégrer des pratiques de maintien ou d’évolution, respectueuses de l’environnement au sein de son système d’exploitation.
Les MAEC sont des contrats de cinq ans que peuvent engager des agriculteurs volontaires. Les contrats ont été limités à une période de trois ans depuis 2026. L’engagement est passé entre les agriculteurs volontaires et l’État, qui gère aussi les financements. La rémunération a pour objectif de compenser les pertes économiques amenées par l’application du cahier des charges de la mesure.
Les MAEC ne peuvent être contractualisées que sur des territoires bien définis où des problématiques environnementales ont été identifiées, comme le territoire du Longeron qui est aussi une aire d'alimentation pour la production de l'eau potable.
Sur la période 2023-2026, plusieurs types de mesure ont été proposés :
| Mesures élevage | Mesure Grandes cultures | Mesure gestion des prairies humides | Mesure gestion des haies | Mesure création de prairies le long des cours d'eau | |
| type de fermes concernées | fermes en polyculture-élevage herbivores | fermes plus céréalière avec ou sans herbivore | fermes en polyculture-élevage herbivores | tout type de ferme | tout type de ferme |
| type d'engagement | engagement de toute la ferme | engagement de toute la ferme |
prairie en bord de Sèvre Nantaise ou ayant une zone humide engagement parcelle par parcelle |
haie engagée individuellement |
parcelle en bordure de cours d'eau engagement parcelle par parcelle |
Voir un exemple de cahier des charges
Des engagements de plus en plus nombreux
Le nombre de nouveaux engagements annuels fluctue d’une année à l’autre.

2023 est marquée par un pic particulièrement important en raison du nombre d’agriculteurs souhaitant renouveler leurs engagements passés entre 2015 et 2018.
Sur une période de près de 10 ans, le nombre de fermes engagées dans le dispositif tend à augmenter, montrant l’intérêt porté par la profession sur ce type d’aide et sur les enjeux environnementaux. En 2026, 230 fermes ont un engagement MAEC en cours.
à peu près 20 %
des fermes du territoire sont engagées en MAEC en 2026
L'élevage, première cible de ce dispositif

Parmi les mesures proposées, ce sont celles destinées aux fermes en polyculture-élevage qui sont plébiscitées avec un peu plus de 29 000 ha engagés.
La mesure "grandes cultures", ouverte à partir de 2023, a surtout été contractualisée en Deux-Sèvres. Son cahier des charges assez complexe couplé aux contextes économique et climatique freine les possibilités d’engagement. Le territoire reste cependant assez peu céréalier et il serait intéressant de proposer une autre mesure pouvant répondre aux besoins des agriculteurs et permettre ainsi d’accompagner ce type de ferme.
Malgré le faible nombre de surface, la mesure "gestion des prairies humides" est importante pour le territoire pour préserver les prairies en bordure de Sèvre ou pour permettre aux zones humides de retrouver leurs fonctionnalités. Ce sont désormais près de 560 ha qui ont pu être préservés entre 2023 et 2026 contre 467 ha entre 2015 et 2022.
Seulement 3 km de haies ont été engagés en MAEC "gestion des haies" entre 2023 et 2026 contre 35 km de 2015 à 2022. Le nouveau cahier des charges correspond moins au besoin de gestion d’un territoire encore très bocager comme le Longeron.
31 %
de la SAU du territoire engagées en MAEC entre 2021 et 2026
Des aides versées directement aux agriculteurs du territoire
Le dispositif est financé par l'Agence de l'Eau, l'Etat et l'Europe.
Les aides sont versées directement aux agriculteurs en échange du respect du cahier des charges.
Le graphique suivant présente les montants des subventions versées pour chaque campagne et pour toute la durée des engagements (cinq ou trois ans).

Ces aides viennent aussi de plus en plus en compensation de l'arrêt des aides Bio. En 2025 et 2026, la proportion de ferme Bio a dépassée les 50 % des engagés en MAEC contre moins de 20 % avant.
Le dispositf MAEC mis en place sur le territoire du Longeron est un soutien important pour les agriculteurs du territoire à la fois pour soutenir l'élevage, accompagner les changements de pratiques, soutenir l'Agriculture Bio, préserver les zones humides et les haies qui jouent un rôle important dans la qualité de l'eau.
Contact :
Etablissement Public Territorial du Bassin de la Sèvre Nantaise
Moulin de Nid d'Oie
10bis route de Nid d'Oie
CS 49405
CLISSON Cedex
02.51.80.09.51