Les nitrates sont des composants azotés présents naturellement dans tous les écosystèmes. Ils entrent aussi dans la composition des engrais chimiques et naturels (fumiers) et sont rejetés par les activités humaines.
Légende :
Classes de qualité SEQ Eau :
Très bonne
Bonne
Moyenne
Médiocre
Mauvaise
Non qualifié
Pas de données
Tendance à l'amélioration de 2000 à 2010
Tendance à la dégradation de 2000 à 2010
Cliquez sur les stations pour visualiser l'évolution entre 2000 et 2010
Sources :
Stations de mesure de qualité (AELB 2010), Données : OSUR, alterations par période (BD Osur - AELB 2010)
Dernière modification de l'indicateur : 07/2011, Dernière modification de la représentation : 07/2011
En hiver, les formes organiques et ammoniacales de l’azote proviennent à la fois de l’assainissement collectif et des rejets des bâtiments d’élevage. L’industrie représente une source secondaire mais non négligeable.
En été, période la plus critique car l’azote ammoniacal est toxique pour les poissons, la principale source est l’assainissement domestique collectif, l’industrie apportant également de l’azote.
Concernant les nitrates, les flux ont lieu à 90 % en périodes de hautes eaux et sont liés à l’agriculture. Ils proviennent d’une mauvaise gestion de la fertilisation qui occasionne des excédents, lessivés en hiver par les pluies (SAGE Sèvre Nantaise 2005).
Les nitrates lessivés atteignent les nappes d’eau souterraines par infiltration et contribuent de manière « retardée » par additions successives à leur pollution.
Ils sont essentiels aux végétaux, mais peuvent devenir toxiques pour les plantes, les animaux et la santé humaine s'ils sont trop abondants et gêner la production d’eau potable.
Par ailleurs, ils contribuent avec les phosphates à modifier l’équilibre biologique des milieux aquatiques en provoquant des phénomènes d’eutrophisation.
Dans l’eau souterraine, ils gênent la production d’eau potable.
La toxicité des nitrates résulte de leur réduction par les bactéries du système digestif ou contenues dans l’eau en nitrites qui oxydent le fer de l’hémoglobine engendrant la méthémoglobine, incapable de fixer l’oxygène, ce qui contribue à réduire le transport de l’oxygène des poumons vers les tissus. La conversion des nitrates en nitrites est proportionnelle à la dose de nitrates ingérée mais également à l’activité microbienne, généralement plus importante chez les nourrissons (Étude des concentrations toxiques de nitrite dans les cours d'eau d'un bassin versant agricole, INRS 2009).
La concentration maximale admissible fixée par la réglementation est de 50 mg par litre d’eau. La consommation d’une eau présentant une concentration supérieure à la norme, et inférieure à 100 mg par litre est considérée comme temporairement acceptable, sauf pour les nourrissons et les femmes enceintes ou allaitantes. Au-delà de 100 mg par litre, l’eau ne doit pas être consommée.
L’Eutrophisation
C’est l’augmentation de substances nutritives dans l’eau, responsable d’un développement accéléré des végétaux aquatiques.
Cette prolifération d’algues accélère l’envasement, favorise le développement de pathogènes en empêchant les U.V. au pouvoir désinfectant de pénétrer, dégradant ainsi la qualité de l’eau (odeur, saveur, couleur, toxicité…) et gênant la production d’eau potable. La décomposition de ces algues entraîne une consommation excessive d'oxygène, asphyxiant le milieu aquatique et réduisant fortement le nombre d'espèces qui s'y trouve. Certaines de ces algues qui prolifèrent sont toxiques pour l’homme et rendent impossibles la baignade et les loisirs nautiques. Le phénomène d’eutrophisation est accéléré lorsque les eaux sont peu renouvelées.
Pour accéder aux données qualité des eaux superficielles, consultez le site Osur2 Web
Pour connaître l'état officiel, consultez le site de l'Agence de l'eau Loire-Bretagne