Les « matières phosphorées » regroupent les différents composés du phosphore. Elles sont naturellement présentes dans tous les écosystèmes. Elles entrent aussi dans la composition des engrais chimiques et naturels (fumiers) et sont rejetés par les activités humaines.
Légende :
Classes de qualité SEQ Eau :
Très bonne
Bonne
Moyenne
Médiocre
Mauvaise
Non qualifié
Pas de données
Tendance à l'amélioration de 2000 à 2010
Tendance à la dégradation de 2000 à 2010
Cliquez sur les stations pour visualiser l'évolution entre 2000 et 2010
Sources :
Stations de mesure de qualité (AELB 2010), Données : OSUR, alterations par période (BD Osur - AELB 2010)
Dernière modification de l'indicateur : 07/2011, Dernière modification de la représentation : 07/2011
En hiver, les flux de phosphore ont trois origines : l’assainissement domestique collectif, les rejets des bâtiments d’élevage et des départs de phosphore par érosion des sols. Ce dernier paramètre est très difficile à évaluer et dépend non seulement du type de sol, de sa richesse en phosphore mais aussi de l’occupation du sol et de l’aménagement de l’espace.
En été, la source prédominante est l’assainissement domestique aggloméré, l’industrie étant une source secondaire (SAGE 2005).
Le phosphore est essentiel aux végétaux, mais en trop grande quantité, il contribue principalement à modifier l’équilibre biologique des milieux aquatiques en provoquant des phénomènes d’eutrophisation.
Il représente le facteur limitant du développement des algues en eau douce. A ce titre, les flux de phosphore sont problématiques en période de basses eaux, au niveau des cours d’eau et toute l’année au niveau des retenues, notamment celle du Longeron, qui sont susceptibles de stocker le phosphore dans les sédiments (SAGE 2005).
Le phosphore n’est pas suivi dans les eaux souterraines car il ne présente aucun effet nocif connu dans ce milieu.
L’Eutrophisation
C’est l’augmentation de substances nutritives dans l’eau, responsable d’un développement accéléré des végétaux aquatiques.
Cette prolifération d’algues accélère l’envasement, favorise le développement de pathogènes en empêchant les U.V. au pouvoir désinfectant de pénétrer, dégradant ainsi la qualité de l’eau (odeur, saveur, couleur, toxicité…) et gênant la production d’eau potable. La décomposition de ces algues entraîne une consommation excessive d'oxygène, asphyxiant le milieu aquatique et réduisant fortement le nombre d'espèces qui s'y trouve. Certaines de ces algues qui prolifèrent sont toxiques pour l’homme et rendent impossibles la baignade et les loisirs nautiques. Le phénomène d’eutrophisation est accéléré lorsque les eaux sont peu renouvelées.
Pour accéder aux données qualité des eaux superficielles, consultez le site Osur2 Web
Pour connaître l'état officiel, consultez le site de l'Agence de l'eau Loire-Bretagne