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L'observatoire du bassin versant

Les matières phosphorées en 2011

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Les « matières phosphorées » regroupent les différents composés du phosphore. Elles sont naturellement présentes dans tous les écosystèmes. Elles entrent aussi dans la composition des engrais chimiques et naturels (fumiers) et sont rejetées par les activités humaines. Elles peuvent être source de pollution pour l'eau au-delà d'un certain seuil.

Altération Matières phosphorées en 2011

Légende :
Classes de qualité SEQ Eau :
Très bonne Bonne Moyenne Médiocre Mauvaise
Non qualifié Pas de données
Tendance à l'amélioration de 2000 à 2011
Tendance à la dégradation de 2000 à 2011

Cliquez sur les stations pour visualiser l'évolution entre 2000 et 2011

>> Cliquez ici pour voir la carte 2009
>> Cliquez ici pour voir la carte 2010

Sources : Base OSUR-Agence de l'Eau Loire-Bretagne (données 2011, extraction en juin 2012)
BDCarthage®©MEDDE-IGN-Agences de l'eau 2011

Origine du phosphore

En hiver, les flux de phosphore ont trois origines : l'assainissement domestique collectif, les rejets des bâtiments d'élevage et des départs de phosphore par érosion des sols. Ce dernier paramètre est très difficile à évaluer et dépend non seulement du type de sol, de sa richesse en phosphore mais aussi de l'occupation du sol et de l'aménagement de l'espace.
En été, la source prédominante est l'assainissement domestique collectif, l'industrie étant une source secondaire (SAGE 2005).

Effets

Dans l'eau superficielle, le phosphore est essentiel aux végétaux, mais, en trop grande quantité, il contribue principalement à modifier l’équilibre biologique des milieux aquatiques en provoquant des phénomènes d’eutrophisation.

C'est le facteur limitant du développement des algues en eau douce. A ce titre, les flux de phosphore sont problématiques en période de basses eaux, au niveau des cours d'eau et toute l'année au niveau des retenues, notamment celle du Longeron, qui sont susceptibles de stocker le phosphore dans les sédiments (SAGE 2005).

Le phosphore n’est pas suivi dans les eaux souterraines car il ne présente aucun effet nocif connu dans ce milieu.

L'évolution depuis 2000 à l'échelle du bassin versant

bilan matieres phosphorees de 2000 à 2011 sur le bassin de la Sèvre Nantaise

Le graphique ci-contre représente les prélèvements analysés entre 2000 et 2011 sur tous les points de mesure du bassin versant.

Pour chaque année les mesures sont regroupées par classes de qualité : de très bonne (en bleu) à mauvaise (en rouge).

Ce graphique permet de constater une tendance à l'amélioration depuis 2000 à l'échelle du bassin versant.

La proportion de prélèvements qui respectent l'objectif du SAGE (prélèvements en bleu et vert) est ainsi passée de 18% en 2000 à 60% en 2010. L'année 2011 présente cependant une dégradation par rapport à 2010, avec 52% de prélèvements en bonne ou très bonne qualité.

L’Eutrophisation
C’est l’augmentation de substances nutritives dans l’eau, essentiellement le phosphore, l’azote (nitrates et autres formes d'azote...) et le carbone organique. Conjuguée à une augmentation de la température des eaux, à de bonnes conditions de luminosité (période estivale) et à la diminution de la turbulence du courant, elle est responsable d’un développement accéléré d’algues et de microorganismes.
Le phénomène est accentué par la stagnation des eaux qui se réchauffent et concentrent les polluants, notamment au niveau des ouvrages hydrauliques et dans les plans d’eau.
Cette prolifération d’algues favorise le développement de pathogènes en empêchant les U.V. au pouvoir désinfectant de pénétrer, dégradant ainsi la qualité de l’eau (odeur, saveur, couleur, toxicité…) et gênant la production d’eau potable. Certaines de ces algues qui prolifèrent sont toxiques pour l’homme et peuvent rendre impossible la baignade et les loisirs nautiques.
La décomposition de ces algues entraîne une production de matières organiques qui accélère l’envasement et provoque une consommation excessive d'oxygène, asphyxiant le milieu aquatique et réduisant fortement le nombre d'espèces qui s'y trouve et dégradant ainsi l’état écologique.

Pour accéder aux données qualité des eaux superficielles, consultez le site Osur2 Web

Pour connaître l'état officiel, consultez le site de l'Agence de l'eau Loire-Bretagne