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La Sèvre Nantaise et ses affluents, ensemble les gèrer et les valoriser pour mieux le préserver
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L'observatoire du bassin versant

Matières organiques et oxydables, altération 2009

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Les matières organiques sont présentes de manière naturelle dans les cours d'eau et proviennent de la mort des organismes vivants animaux et végétaux des cours d'eau et de ses abords. Elles sont aussi issues des rejets liés aux activités humaines.

Légende :
Classes de qualité SEQ Eau : Très bonne Bonne Moyenne Médiocre Mauvaise Non qualifié Pas de données
Cliquez sur les stations pour visualiser l'évolution entre 2000 et 2009

Sources :
Stations de mesure de qualité (AELB 2010), Données : OSUR, alterations par période (BD Osur - AELB 2009)
Dernière modification de l'indicateur : 07/2010, Dernière modification de la représentation : 09/2010

Origine des matières organiques

La pollution des cours d'eau du bassin de la Sèvre Nantaise par les matières organiques provient en hiver majoritairement des rejets des bâtiments d'élevage bovin non réhabilités.
En été, les deux sources majoritaires sont l'assainissement collectif et l'industrie. La viticulture représente la principale source de matière organique à la partie aval du bassin en période de vendanges (septembre-octobre). Les flux liés à l'assainissement non collectif restent faibles (SAGE 2005).

Les matières organiques lessivés atteignent les nappes d'eau souterraine par infiltration et contribuent de manière « retardée » par additions successives à leur pollution

Effets

En période de hautes eaux, l'essentiel de la pollution organique est rapidement oxydée ou évacuée en dehors du bassin versant. Les conséquences d'un excès de matières organiques sont plus importantes en période de basses eaux, du fait des débits plus faibles et de la dilution moindre, notamment dans les petits affluents de la Sèvre (SAGE 2005).

Elles dégradent la qualité organoleptique de l'eau (odeur, saveur, couleur…) et peuvent se dégrader en composés toxiques pour l'homme (trihalométhanes), gênant la production d'eau potable. La dégradation des matières organiques par les microorganismes consomme de l'oxygène donc plus leur quantité est élevée, plus l'oxygène dissous dans l'eau diminue et n'est plus disponible pour les invertébrés et les poissons dont la vie est alors menacée. Enfin, elles contribuent à modifier l'équilibre biologique des milieux aquatiques en provoquant des phénomènes d'eutrophisation.

Dans l'eau souterraine, elles gênent la production d'eau potable.

L’Eutrophisation
C’est l’augmentation de substances nutritives dans l’eau, responsable d’un développement accéléré des végétaux aquatiques.
Cette prolifération d’algues accélère l’envasement, favorise le développement de pathogènes en empêchant les U.V. au pouvoir désinfectant de pénétrer, dégradant ainsi la qualité de l’eau (odeur, saveur, couleur, toxicité…) et gênant la production d’eau potable. La décomposition de ces algues entraîne une consommation excessive d'oxygène, asphyxiant le milieu aquatique et réduisant fortement le nombre d'espèces qui s'y trouve. Certaines de ces algues qui prolifèrent sont toxiques pour l’homme et rendent impossibles la baignade et les loisirs nautiques. Le phénomène d’eutrophisation est accéléré lorsque les eaux sont peu renouvelées.

 

Pour accéder aux données qualité des eaux superficielles, consultez le site Osur2 Web

Pour connaître l'état officiel, consultez le site de l'Agence de l'eau Loire-Bretagne