Les matières organiques sont présentes de manière naturelle dans les cours d'eau et proviennent de la mort des organismes vivants animaux et végétaux des cours d'eau et de ses abords. Elles sont aussi issues des rejets liés aux activités humaines. Elles peuvent être source de pollution pour l'eau au-delà d'un certain seuil.
Légende :
Classes de qualité SEQ Eau :
Très bonne
Bonne
Moyenne
Médiocre
Mauvaise
Non qualifié
Pas de données
Tendance à l'amélioration de 2000 à 2011
Tendance à la dégradation de 2000 à 2011
Cliquez sur les stations pour visualiser l'évolution entre 2000 et 2011
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Sources : Base OSUR-Agence de l'Eau Loire-Bretagne (données 2011, extraction en juin 2012)
BDCarthage®©MEDDE-IGN-Agences de l'eau 2011
La pollution des cours d'eau du bassin de la Sèvre Nantaise par les matières organiques provient en hiver majoritairement des rejets des bâtiments d'élevage bovin non réhabilités.
En été, les deux sources majoritaires sont l'assainissement collectif et l'industrie. La viticulture représente la principale source de matière organique à la partie aval du bassin en période de vendanges (septembre-octobre). Les flux liés à l'assainissement non collectif restent faibles (SAGE 2005).
Les matières organiques lessivés atteignent les nappes d'eau souterraine par infiltration et contribuent à leur pollution de manière « retardée » par additions successives.
Dans l'eau superficielle et en période de hautes eaux, l'essentiel de la pollution organique est rapidement oxydée ou évacuée en dehors du bassin versant. Les conséquences d'un excès de matières organiques sont plus importantes en période de basses eaux, du fait des débits plus faibles et de la dilution moindre, notamment dans les petits affluents de la Sèvre (SAGE 2005).
Elles dégradent la qualité organoleptique de l'eau (odeur, saveur, couleur…) et peuvent se dégrader en composés toxiques pour l'homme (trihalométhanes), gênant la production d'eau potable. La dégradation des matières organiques par les microorganismes consomme de l'oxygène. Donc plus la quantité des matières organiques est élevée, plus l'oxygène dissous dans l'eau diminue et n'est plus disponible pour les invertébrés et les poissons dont la vie est alors menacée. Enfin, les matières organiques contribuent à modifier l'équilibre biologique des milieux aquatiques en provoquant des phénomènes d'eutrophisation.
Dans l'eau souterraine, elles gênent la production d'eau potable.
Le graphique ci-contre représente les prélèvements analysés entre 2000 et 2011 sur tous les points de mesure du bassin versant.
Pour chaque année les mesures sont regroupées par classes de qualité : de très bonne (en bleu) à mauvaise (en rouge).
Aucune tendance, à l'amélioration ou à la dégradation, ne peut être constatée depuis 2000 à l'échelle du bassin versant.
Les prélèvements respectant l'objectif du SAGE (c'est à dire ceux qui sont en classes de qualité bonne et très bonne) représentent en moyenne 30% des prélevements analysés.
L’Eutrophisation
C’est l’augmentation de substances nutritives dans l’eau, essentiellement le phosphore, l’azote (nitrates et autres formes d'azote...) et le carbone organique. Conjuguée à une augmentation de la température des eaux, à de bonnes conditions de luminosité (période estivale) et à la diminution de la turbulence du courant, elle est responsable d’un développement accéléré d’algues et de microorganismes.
Le phénomène est accentué par la stagnation des eaux qui se réchauffent et concentrent les polluants, notamment au niveau des ouvrages hydrauliques et dans les plans d’eau.
Cette prolifération d’algues favorise le développement de pathogènes en empêchant les U.V. au pouvoir désinfectant de pénétrer, dégradant ainsi la qualité de l’eau (odeur, saveur, couleur, toxicité…) et gênant la production d’eau potable. Certaines de ces algues qui prolifèrent sont toxiques pour l’homme et peuvent rendre impossible la baignade et les loisirs nautiques.
La décomposition de ces algues entraîne une production de matières organiques qui accélère l’envasement et provoque une consommation excessive d'oxygène, asphyxiant le milieu aquatique et réduisant fortement le nombre d'espèces qui s'y trouve et dégradant ainsi l’état écologique.
Pour accéder aux données qualité des eaux superficielles, consultez le site Osur2 Web
Pour connaître l'état officiel, consultez le site de l'Agence de l'eau Loire-Bretagne