Les fonds de vallée du bassin de la Sèvre Nantaise sont marqués par l'élevage bovin. C'est cette activité extensive qui permet le maintien de complexes de prairies humides d'une grande richesse. La présence du bétail peut toutefois engendrer des pressions sur les berges et la ripisylve. Sans clôtures, les bovins peuvent en effet brouter la végétation et empêcher son développement. Sur les petits cours d'eau, ils peuvent même accéder directement au lit mineur de la rivière et le dégrader fortement. Il s'en suit des problèmes d'érosion et d'apport de sédiments fins qui colmatent les fonds de la rivière. La qualité bactériologique peut aussi se détériorer par l'apport des déjections des bovins. Cela représente des risques sanitaires pour l'homme (si il existe un point de production d'eau potable à l'aval, des activités nautiques…) et pour les animaux (transmission de maladies contagieuses bactériennes, virales ou parasitaires).
Les syndicats de rivière, dans le cadre de leurs programmes pluriannuels d'actions, réalisent des travaux d'installation d'abreuvoirs. Pour être pertinentes, ces actions sont complétées par la mise en place de clôtures et parfois par des plantations.
Dans la mesure du possible, il est préférable d'utiliser une ressource autre que les cours d'eau (puits, sources, réseau d'eau, citerne…). Si la rivière est le seul point d'eau existant, plusieurs moyens d'abreuver le bétail sont possibles, sans que ceux-ci ne dégradent la qualité de l'eau et des milieux.
Selon la nature du cheptel et la configuration du site (hauteur de la berge, niveau d'eau…), différentes conceptions d'abreuvoirs sont possibles : descente aménagée, pompe à museau, abreuvoir gravitaire. L'accès aux berges par les bovins est ainsi canalisé et maîtrisé.


